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Sherlock Holmes

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Sherlock Holmes, 221 Baker Street, premier étage, appartement B.

Sherlock Holmes est un personnage créé par Conan Doyle. Nous trouvons sa première apparition dans « Une étude en rouge » en 1887. Ce célèbre détective est en partie inspiré par le professeur de Conan Doyle : John Bell. Ce chirurgien qu’il a connu à Édimbourg, « obtenait parfois des résultats saisissants ». Voici ce que rapporte Conan Doyle sur John Bell :

 « Voici un exemple d'un de ses interrogatoires. Le malade était en civil :
- Vous avez servi dans l'armée mon garçon ?
- Exact, monsieur.
- Libéré depuis peu ?
- Oui, monsieur.
- Régiment des Highlands ?
- Oui, monsieur.
- Sous-officier ?
- Oui, monsieur.
- En garnison aux Barbades ?
- Oui, monsieur.
- Cet homme, messieurs, nous expliqua-t-il ensuite, n'entendait pas nous manquer de respect, 
cependant il avait gardé son chapeau sur la tête : dans l'armée, on ne se découvre pas, 
c'est un usage civil auquel il se conformerait s'il avait quitté depuis longtemps le service. 
Avec son expression autoritaire, il est indiscutablement Écossais. Ce qui m'a fait penser aux Barbades, 
c'est sa pachydermie, qui est une maladie des Antilles, et non pas d'Angleterre. 

 A tous les Watson qui formaient son auditoire, ce qui avait semblé miraculeux avant que 
Bell ne s'expliquât devenait tout de suite assez simple. »

Conan Doyle s’est aussi inspiré du chirurgien quant à l’aspect physique de son personnage. Si vous voulez vous représenter le détective, pensez à un homme est très mince et grand. Son visage est étroit, ses cheveux sombres. Ses yeux gris et perçants, son nez est fin, ses lèvres minces.

L’entourage de Sherlock Holmes

L’entourage de Sherlock Holmes est assez réduit.

  • Sa logeuse, Madame Hudson, qui supporte avec une grande indulgence, les excentricités de sont célèbre locataire. Les visites qu’il reçoit, souvent de personnages peu recommandables.
  • Le groom, Billy.
  • Lestrade et Bradstreet de Scotland Yard. Malgré son insolence vis à vis de Lestrade ou Bradstreet, Holmes accepte de leur laisser endosser le succès des enquêtes, dont lui seul, Holmes, a su résoudre l’intrigue. Évidemment, à la lecture des journaux, il raille les éloges qui sont décernées aux inspecteurs.
  • Le sergent Hopkins est bien plus en accord avec les méthodes de Holmes.
  • Son ami le docteur Watson. Leur rencontre date de 1881 dans « Une étude en rouge ». Cela se passe dans le laboratoire d’un hôpital où Holmes vient de découvrir un réactif permettant de précipiter l’hémoglobine. Holmes remarque : «Vous avez été en Afghanistan à ce que je vois », en précisant que Watson avait servi comme médecin militaire, jusqu’au jour où une maladie et une blessure à la jambe gauche l’ont obligé à se fixer en Angleterre.

Watson est bien évidemment stupéfait, mais ce n’est qu’un début….

  • Son frère Mycroft. Nous ne connaissons rien de son histoire familiale. Seulement son frère aîné Mycroft, doué comme Sherlock de grandes facultés de déduction. Sherlock s’adresse d’ailleurs parfois à son frère. On apprend, lors de la disparition des plans du Bruce-Partington, que Mycroft est affecté secrètement au gouvernement britannique.

Son ennemi mortel est Moriarty, qui, au terme d’un duel en Suisse, tombe avec Holmes dans les chutes de Reichenbach. Le pauvre Watson, particulièrement affecté par cette disparition, n’apprend que trois ans plus tard, qu’Holmes a survécu. N’est-ce pas bien cruel de la part de Sherlock Holmes, d’avoir laissé son ami dans l’ignorance de ce fait ?

Sa carrière

Sa première enquête, l’affaire du « Gloria Scott », résolue alors qu’il est encore étudiant, l’incite à s’installer comme consultant, alors qu’il a terminé ses études.

Durant sa carrière de détective, Sherlock Holmes s’est interrompu deux fois :

  • Interruption due à son décès.
  • Sa retraite dans le Sussex, consacrée à l’apiculture, dont Holmes sort pour sa dernière affaire : « Le dernier coup d’archet ».

Les périodes d’inactivité sont difficiles à supporter pour Holmes. Il use de la drogue, ce que Watson déplore. Seule une nouvelle enquête peut le sortir de cette dépendance.

Les femmes et Sherlock Holmes

Dans sa carrière, Sherlock Holmes ne rencontre que trois femmes :

  • Lady Trelawney dans « La deuxième tache ».
  • Isadora Klein dans « Les trois pignons ».
  • Irène Adler dans « Un scandale en Bohême ». Un adversaire de taille. C’est le seul échec qu’Holmes essuie. Il demande pour seule récompense la photo de la dame, la seule qui ait provoqué son admiration.

Le docteur Watson et Sherlock Holmes

L’universitaire, Watson, s’oppose à Sherlock Holmes qui a les connaissances hétéroclites d’un autodidacte. Voyons ! Holmes est ignorant de la théorie de Copernic sur le système solaire ! Il méconnaît la littérature contemporaine ! Son ami n’a aucune connaissances en astronomie, philosophie, littérature ! Et bien peu en politique.

En revanche, Watson remarque que son ami possède un grand savoir en ce qui concerne la littérature à sensation. Ce que l’universitaire désapprouve ! Tous les crimes horribles commis dans le siècle sont connus de Holmes qui lit les faits divers dans les journaux.
Watson doit bien reconnaître qu’Holmes connaît l’anatomie, la chimie, mais ses connaissances ne sont pas structurées au goût de Watson. Ses notions de botanique se bornent à la belladone, l’opium, soit aux poisons.

Si ! Son ami possède de bonnes connaissances dans la législation anglaise. Enfin, dans les domaines qui lui sont utiles pour résoudre les pires crimes.

Oui, Watson paraît bien sévère. Car Holmes est capable de citer des auteurs latins, dans « Le mystère de la vallée du Val Boscombe », il ne se sépare pas d’un volume de Pétrarque. Il semble aussi familier avec la littérature française.

Les sujets de conversation de Holmes peuvent porter sur le bouddhisme, le moyen-âge, les mérites d’un Stradivarius, la musique,….

Le personnage

Sherlock Holmes se situe au dessus du commun. Il peut dire à Watson dans « Les cinq pépins d’orange » : « Quand on me soumet une affaire, c’est qu’elle n’est pas banale. Je représente en quelque sorte le secours suprême ».
La reine d’Angleterre ne lui a-t-elle pas offert une émeraude montée en épingle ?
Le gouvernement français ne lui a-t-il pas décerné la Légion d’Honneur ?

Orgueil et humour se marient chez Holmes. Dans « Un trois-quart a été perdu », un interlocuteur respectable lui dit : « Je sais quel est votre métier. L’un de ceux que je réprouve hautement ». La réponse de Holmes ne se fait pas attendre : « Cette appréciation est partagée par tous les criminels de notre pays ».
Il aime être admiré.

Holmes ne livre pas toujours le coupable à la justice légale. Il fait grâce pour divers motifs : parce qu’il considère le coupable comme une victime, ou qu’il lui propose de se racheter, ou pour éviter un scandale ou d’autres raisons.

Holmes garde son sang froid en toutes circonstances. Mais une fois il est atteint, quand Watson blessé, s’écroule dans ses bras.

A suivre…

Version audio :

 

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