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Edgar Allan Poe : Biographie

Sa famille

Sa famille est l’une des plus respectable de Baltimore. Elle est liée avec les plus nobles maisons d’Angleterre, par le mariage de son grand-père maternel avec la fille de l’amiral anglais Mac Bride.

Mais son père, David Poe, quitte sa famille pour être acteur. Il rencontre une jeune actrice Elizabeth Hopkins, qui a 19 ans. Ils vont avoir trois enfants. Mais, David Poe est grand buveur et a la tuberculose. Il meurt, après avoir disparu alors qu’il est à New York, vers 1809, 1810. Sa mère, très malade aussi, meurt en 1811. Les trois orphelins se retrouvent dans un grand dénuement.

John Allan et son épouse recueillent alors le jeune Edgar. John Allan est négociant en tabac, mais il vend d’autres marchandises, dont des esclaves.

Edgar Allan Poe
Edgar Allan Poe

Jeunesse d'Edgar

Edgar Poe naît en janvier 1809. Il est le second enfant de David et Elizabeth.

Après la mort de sa mère Elizabeth, abandonnée par David, Edgar Poe est recueilli par Madame Allan. Le nom Allan est ajouté après son prénom. La jeune sœur d’Edgar, Rosalie, est emmenée chez une amie de Madame Allan. William Henry, le frère aîné, reste chez ses grands-parents maternels.

Edgar Allan Poe reçoit une éducation soignée. Il part en Ecosse et en Angleterre avec ses parents adoptifs en 1815. Il est envoyé à l’école Stocke Newington près de Londres jusqu’en 1822. Les bâtiments construits dans le style d’Elisabeth, avec leur atmosphère gothique, lui resteront et apparaîtront dans plusieurs de ses contes.

Il obtient de brillants résultats dans ses études. Mais il semble avoir été un camarade irritable et peu sociable à l’époque.

En 1820, la famille retourne à Richmond et Edgar reprend ses classes.

En 1823, les affaires de son père adoptif périclitent. De plus, Madame Allan est très malade et découvre les infidélités de son époux. Ce qui n’arrange en rien son état de santé.

En 1826, Edgar est envoyé à l’université de Virginie. Son père lui alloue peu d’argent, mais le jeune homme joue, boit et contracte des dettes. Et malgré cela, il se distingue dans ses études de français, latin, italien.
De plus, il entretient une correspondance avec son amour de jeunesse, Elmira Royster. Mais cette correspondance est interceptée. Son père le retire de l’école et Edgar tombe dans une profonde mélancolie.
Un mariage est arrangé entre la jeune Elmira et un riche négociant.

La fuite

Après une querelle avec son père, en 1827, Edgar s’enfuit à Boston et il s’engage dans l’armée pour cinq ans. Il publie alors Tamerlan et autres poèmes. De Boston, il part en garnison à l’île Sullivan, dans le port de Charleston qui est le décor de son conte : Le Scarabée d’or.

C’est en 1829 que sa mère adoptive meurt. Edgar ne l’a pas revue et arrive trop tard pour assister au service funèbre.

Après avoir déjà refusé, son père accepte de l’inscrire à West Point, une école militaire. Avant d’entrer dans cette école, Edgar est reçu chez sa tante Madame Clemm à Baltimore. Il retrouve donc William Henry Poe, son frère aîné, malade et alcoolique.

Enfin, en 1830, il entre à West Point. Mais une nouvelle dispute éclate entre Edgar et John Allan. En effet, John Allan veut se remarier et Edgar s’y oppose, car il ne veut pas voir remplacer sa mère qu’il adorait.

A l’école de West Point, malgré de brillants résultats dans ses études, Edgar Allan Poe n’excelle pas dans les exercices militaires. Son père lui donne toujours très peu d’argent. Edgar recommence à boire, jouer et à faire des dettes. Il néglige ses devoirs militaires et une cour martiale prononce sa condamnation : il est renvoyé de l’école en 1831.

Ses débuts

C’est chez sa tante, Madame Clemm, qu’il trouve refuge.

Un concours de contes est organisé par le Philadelphia Saturday Courier. Afin de gagner un peu d’argent, Edgar s’essaie à ce genre nouveau pour lui. Il n’obtient pas de prix, mais ses contes sont publiés dans le Courier, dont Metzengerstein en 1832, conte d’inspiration gothique.

Enfin, en 1833, il gagne le premier prix d’un concours ainsi que l’amitié de John Pendleton Kennedy, membre du jury et romancier. Il y publie ses comptes rendus de critique littéraire.
Cette même année, il épouse secrètement Virginia, sa cousine, alors qu’elle n’a que treize ans. Le mariage est officialisé un an plus tard, grâce à un ami qui affirme que Virginia a vingt et un ans.

En 1835, Grâce à cette amitié de J.P. Kennedy, Edgar peut publier, dans le Southern Literary Messenger, Bérénice, Morella, deux nouvelles d’horreur, d’inspiration gothique. Ainsi qu’Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall ayant pour thème l’aventure d’un homme parti faire un voyage en ballon à destination de la lune !! Cela vous dit sans doute quelque chose. D’ailleurs Jules Verne évoque Hans Pfaall dans De la terre à la lune.
Il entre à la rédaction et publie des contes, essais, des comptes rendus de livres. Son succès est rapide et le nombre d’abonnés augmente. Edgar obtient avec son travail, un salaire qui lui permet d’aider sa famille.

Mais Edgar se remet à boire et quitte le Messenger.

Installation à New York

Il s’installe à New York en 1837, puis à Philadelphie en 1838.

En 1839, il collabore au Gentleman’s Magazine et publie les contes : La chute de la maison Usher, William Wilson, Morella (déjà paru en 1835).

Il est engagé dans le comité de rédaction du Graham’s Magazine en 1841. Les abonnements au magazine passent à 25000. En revanche, le salaire d’Edgar Poe, lui, ne change pas.

Cette période est tout de même plus brillante pour sa famille. C’est alors qu’il crée le personnage du Chevalier Auguste Dupin et écrit Double assassinat dans la rue Morgue.

Disparition de Virginia

Mais en 1842, le malheur frappe sa famille. Virginia est victime d’une hémoptysie. Après ce coup terrible, Edgar trouve consolation dans l’alcool. Il publie les contes fantastiques, gothiques Le Portrait ovale, Le Masque de la mort rouge, Le Chat noir, ainsi que la nouvelle enquête de Dupin,  La Lettre volée. Il rencontre Charles Dickens, et Giswold avec lequel il est en conflit et le restera, mais qu’il désignera tout de même, comme son biographe.

Entre 1843 et 1845, il publie des poèmes et des contes : Le corbeau qui aura un franc succès. Le Cœur révélateur, Le Puits et la Pendule qui sont des contes particulièrement sombres. Il publie aussi, dans le New York Sun  le Canard au ballon. Il mystifie les lecteurs en faisant passer ce conte comme un fait réel. Beaucoup ont cru aussi à la réalité des récits, à la lecture des contes Révélation magnétique et Le Cas de M. Valdemar.

Il lance son journal The Stylus. et part pour New York. Puis il s’installe avec sa famille à Fordham, dans la grande banlieue de New York.

Les dernières années

Devant la précarité du ménage d’Edgar Poe, des journaux font appel à ses admirateurs, afin qu’ils lui viennent en aide.
En 1847, Edgar perd Virginia. Son foyer est extrêmement pauvre. Il est agité et déprimé. Il va publier Ulalume, poème sur la perte de sa bien-aimée. Et en 1848, Eureka présenté comme un « poème en prose », dans lequel l’auteur décrit sa conception intuitive de l’univers. Année durant laquelle, il s’éprend de Madame Richmond, l’Annie de ses derniers poèmes. Mais aussi de Sarah Helen Whitman, poétesse spiritualiste et romantique. Cette dernière lui propose de l’épouser, à condition qu’Edgar renonce à l’alcool. Mais lors d’une rencontre, il se présente ivre et essuie un refus formel de la part de Sarah Helen Whitman.

Il continue à faire des conférences et à écrire des nouvelles (Hop-Frog), des poèmes (Eldorado, Pour Annie).

Le 7 octobre 1849, malade, Edgar Allan Poe s’éteind.

En France, certains contes et poèmes ont été traduits par Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé.

Edgar Poe était, comme beaucoup de ses contemporains, intéressé par les phénomènes électriques et magnétiques. Par le spiritisme et le paranormal.

Nous pouvons retrouver, dans le détective d’A.C.Doyle, Sherlock Holmes, des similitudes avec le personnage d’Edgar Poe, le Chevalier Auguste Dupin.

Jules Verne avait aussi un grand intérêt pour les écrits d’Edgar Poe. Il a même écrit une suite au roman Les Aventures d'Arthur Gordon Pym, dans Le Sphynx des glaces.

Je vous propose la lecture d’un article Jules Verne et le voyage au second degré, ou un avatar d'Edgar Poe.

 

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